Promenons-nous dans les bois … petit panorama des arbres de Guadeloupe avec le loueur Rentacar.

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La nature flamboyante de la Guadeloupe au volant de votre voiture de location

Au cours de vos balades en Guadeloupe, sur la plage ou en bord de route, vous aurez l’occasion d’admirer un grand nombre d’arbres remarquables à bord de votre véhicule de tourisme ou pour en profiter encore d’avantage dans une décapotable. Beaucoup sont utiles, certains sont dangereux, tous ont une histoire. Vous voulez en savoir plus ? Alors suivez le guide !

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Nous débuterons ce panorama par un coup d’œil sur les espèces résistantes au sel et au vent, ayant conquis ainsi naturellement leur place sur les plages de l’archipel. Tout le monde connait le célèbre Cocotier, ses noix servent, entre autres bonnes choses, à la fabrication du délicieux sorbet-coco que vous avez sans doute déjà gouté (pas encore ? courez-y alors c’est fameux !). Mais savez-vous que ces mêmes noix peuvent flotter des mois sur l’océan avant de germer sur une plage lointaine ? Raison pour laquelle le Cocotier, mélanésien d’origine est répandu partout dans les régions tropicales au point d’en être devenu le symbole pour bien des visiteurs.

Les noix de coco finissant forcément par tomber attention à ne pas garer votre véhicule Rentacar sous les cocotiers, mieux vaut toutefois déplier aussi votre serviette à côté d’un arbre plus discret : le Raisinier. On reconnait celui-ci à son port tassé autour de troncs multiples, ainsi qu’à ses feuilles rondes larges et très nervurées. Il porte des petits fruits comestibles, violets à maturité, rassemblés en grappes comme celles du raisin.

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Ce serait une mauvaise idée par contre que de vous installer à l’ombre d’un Mancenillier. Ce petit arbre porte des fruits en forme de petites pommes (“manzanilla” en espagnol). Ces fruits, comme les feuilles ou le bois de cet arbre, sont extrêmement toxiques et peuvent occasionner de sévères brulures au point qu’il faut même éviter de s’abriter sous un Mancenillier par temps de pluie. Pour toutes ces raisons, on marque d’une large bande rouge le tronc de ceux qui se trouvent sur des plages fréquentées.

Quittons le sable et abordons la forêt littorale par les petites routes locales (on parle aussi de forêt xérophile pour qualifier cette zone de végétation sèche). Bordant la plage et ombrageant souvent les parkings, Poiriers et Amandiers ne ressemblent pas à leurs homonymes européens. On repère aisément le beau Gommier Rouge à son tronc rougeâtre dont l’écorce pèle en fines bandes translucides.

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Le Flamboyant quant à lui doit son nom à la magnifique floraison rouge (plus rarement jaune) qui illumine les bords de route lorsque reviennent les pluies. La route de la Traversée qui traverse le massif au départ de Pointe Noire est une splendeur quand les Flamboyants la drapent de leur rideau de feu.

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Restons en côte-sous-le-vent ; il est temps de gravir le relief de la Basse Terre avec votre location de voiture et de faire la connaissance de quelques espèces recherchant un peu plus de fraicheur et d’humidité. Cet étage, dit mésophile abrite souvent des jardins créoles et reste parfois troué par des savanes où paissent les bœufs. On repèrera d’autant mieux s’il est isolé le beau Courbaril et ses graines si particulières en forme de gros haricot. Les graines du Mahogany tournoient dans le vent comme autant d’hélicoptères, une stratégie naturelle pour disséminer l’espèce loin de son pied-mère. Plus imposant encore est le Fromager : ce très grand arbre se reconnait aux grosses épines recouvrant un tronc parfois bulbeux. La bourre végétale assez semblable au coton qui recouvre ses graines fut utilisée autrefois sous le nom de Kapok avant d’être remplacée par les fibres synthétiques.

Poursuivant notre grimpette, les Bois-canon et leurs grandes feuilles argentées nous accompagnent vers la forêt hygrophile dite “forêt de pluie”. Les précipitations y sont fortes et le relief prononcé ce qui oblige bien souvent les arbres à développer d’énormes racines formant contrefort. L’Acomat boucan est un représentant caractéristique de ces géants aux longues jambes. Elles forment un abri dans lequel on peut construire un feu (pour boucaner le gibier par exemple). Le Gommier blanc peut quant à lui être identifié grâce à la sève blanche et agréablement parfumée qui perle facilement de son tronc lisse. C’est heureux car il devient difficile de reconnaitre les essences qui nous entourent tant elles sont maquillées par une débauche de lianes et de plantes épiphytes.

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Quittons cet “enfer vert” et abordons la dernière étape de notre balade, même si nous n’y trouverons plus beaucoup d’arbres. Les savanes d’altitude n’abritent en effet que des espèces rabougries par le vent, la pluie et les brouillards. La Mangle-montagne s’y est taillé un royaume au milieu des mousses, fougères et autres ananas-montagnes. Ne reste plus à admirer au-dessus de nos têtes que la beauté menaçante du volcan assoupi, rappel utile de la fragilité des merveilles naturelles que nous avons pu admirer en Guadeloupe.

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